L’"impôt révolutionnaire" réclamée en Navarre
Des entrepreneurs de Navarre auraient reçu ces derniers jours des lettres de l'ETA réclamant des contributions financières selon les déclarations faites par le responsable du patronat local hier. Ces lettres sont datées "de mars", a expliqué à la radio Cadena Ser le président de la Confédération des entrepreneurs de Navarre, José Manuel Ayesa, sans préciser si la date était postérieure au cessez-le-feu décrété par l'ETA le 22 mars.
Selon le quotidien régional Diario de Navarra, deux types de lettres ont été reçus. Les unes réclament ce que l'ETA dénomme "l'impôt révolutionnaire" dans les termes menaçants habituels dans ce type de campagne. Les autres, les plus nombreuses selon M. Ayesa, "invitent à participer au processus de paix par une contribution économique".
La précédente campagne de l'ETA dans ce sens s'était matérialisée début mars par des lettres datées de février. "Nous avons été extrêmement surpris de ce que la bande (ndlr : ETA) poursuive ces extorsions à peine quelques jours après l'annonce de la suspension des activités armées, a dit M. Ayesa.
Durant la trêve observée par l'ETA en 1998-99, l'organisation avait continué à réclamer de l’argent aux entreprises, ayant averti qu'elle maintenait "ses actions d'approvisionnement". Le communiqué du 22 mars 2006 par lequel elle annonçait un "cessez-le-feu permanent" ne faisait aucune mention à ce sujet.
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