L'ETA, qui a annoncé le 22 mars un cessez-le-feu permanent, a une volonté "sincère" de paix, estiment 64% de la population de la Communauté autonome basque (CAB) dans un sondage réalisé par le gouvernement basque et dont les résultats ont été publiés mercredi.
Cette opinion est plus étendue dans la société basque que lors de la trêve de l'ETA, observée durant 14 mois en 1998 et 1999. 57% des Basques de ces trois provinces croyaient alors que l'organisation séparatiste basque allait abandonner la lutte armée, rappelle l'exécutif de Gasteiz.
Selon 75% des personnes interrogées, le cessez-le-feu de l'ETA constitue un "premier pas" pour résoudre le problème basque, mais n'est pas "la solution définitive". Toutefois, neuf Basques sur dix nourrissent l'espoir que la paix se consolidera en Euskal Herri dans les prochaines années. Ce sentiment s'est notablement accentué au cours des derniers mois, souligne le gouvernement basque en s'appuyant sur de précédents sondages. Parmi les mesures à prendre pour faire progresser le processus de paix amorcé après le cessez-le-feu de l'ETA, 73% des personnes interrogées pensent que les gouvernements espagnol et français devraient regrouper les détenus de l'organisation armée dans des prisons basques.
Le regroupement au Pays Basque et l'amnistie des membres de l'ETA détenus en Espagne et en France, 680 au total, sont des revendications centrales des abertzales dans le cadre d'un processus de paix.
Dans un sondage publié le 2 avril par le journal ABC, 65% des Espagnols se montraient favorables, sous conditions pour la plupart, à ce que les détenus de l'ETA soient transférés vers des prisons du Pays Basque ou proche de leur région.