Les adversaires du CPE préparent déjà pour le 1er mai, le défilé de la victoire
Grande distribution de tracts hier matin dans les rues commerçantes de Bayonne. Après le retrait du Contrat Premier Embauche par le gouvernement français, la CGT savoure sa victoire. Mais les syndicalistes n’entendent pas se reposer sur leurs lauriers. "Ils restent beaucoup de choses à améliorer. Nous sommes prêts à discuter avec le gouvernement mais à la condition qu’il remette les choses totalement à plat. Il faut à tout prix mettre un terme à toute cette précarité" remarque Philippe Médiavilla responsable CGT. "Nous voulons l’abrogation du Contrat Nouvelle Embauche et un nouveau statut pour le salarié. Le CDI doit devenir la norme" conclut-il. Et de saisir l’occasion pour épingler le Medef, "la CGT est dubitative. Le Medef parle de Œdiscuter de toutes les flexibilités et de toutes les précarités’. Il ne semble pas avoir compris que le profond mouvement social qui anime notre pays depuis deux mois ne veut ni précarité, ni flexibilité, mais le droit à un avenir" remarque Philippe Médiavilla. Batasuna a par ailleurs tenu à saluer dans un communiqué de presse "la valeur de la lutte et de la mobilisation" contre le CPE.Le parti estime néanmoins que "d’autres luttes nous attendent (...) des contrats précaires semblables sont en vigueur depuis deux ans dans les autres provinces du Pays Basque et que le taux de nouveaux contrats précaires est le plus haut d’Europe. La lutte continue." Affaire à suivre, donc. La CGT, la CFDT Pays Basque, FO, La CFTC, la FSU, l’UNSA, les lycéens, les étudiants et la FCPE appellent tous les salariés à descendre dans la rue le premier mai pour fêter le retrait du CPE. Rendez-vous place Sainte Ursule à 10h30 pour un grand défilé unitaire. "Tous les syndicats du Pays Basque marcheront côte à côte. Cela n’était pas arrivé depuis longtemps. Ce sera une grande fête" s’enthousiasme Philippe Médiavilla responsable CGT.
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