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Le JPB > Sports > Cyclisme 2006-04-13
Championnats du monde de cyclisme sur piste
En piste les champions
·Les championnats du monde cyclisme sur piste démarrent à partir d’aujourd’hui et jusqu’à dimanche au vélodrome de Bordeaux-Lac

Le vélodrome de Bordeaux-Lac accueillera à partir d’aujourd’hui et jusqu’à dimanche le championnat du monde de cyclisme sur piste. Parmi les sélectionnés on retrouvera trois coureurs basques qui participeront pour l’équipe d’Espagne. Il s’agit des Gipuzkoar Leire Olaberria et Asier Maeztu ainsi que du Bizkaitar Unai Elorriaga. Seul Maeztu est en mesure d’ambitionner une place sur le podium, les deux autres seront en Gironde pour enrichir leur expérience internationale. Leire Olaberria sera la première à rentrer en lice, ce matin, dans la discipline de poursuite individuelle. La cycliste d’Ikaztegieta ne devrait pas inquiéter les meilleures, même si personne n’est à l’abri d’une surprise. Unai Elorriaga est inscrit dans la modalité de scratch (7,5km). Son manque d’expérience à ce niveau pourrait lui porter préjudice. Après le bronze remporté il y a deux ans, le Donostiar Asier Maeztu est la seule chance de médaille en poursuite par équipes.

Concernant l’équipe de France, elle attend ses sprinteurs avec, dès la première soirée, une exposition maximale pour le trio de la vitesse par équipes. De la flamboyante équipe qui avait conquis sur la même piste neuf médailles (dont six d’or) en 1998, subsistent seulement Arnaud Tournant, dans les épreuves de vitesse, et Jérôme Neuville, dans les courses d'endurance. Le chef de file de l’époque, Florian Rousseau, est devenu le responsable du sprint. Pour ses premiers Championnats du monde à ce poste, il a placé la barre à trois médailles, un objectif à la hausse par rapport à l’année passée. À Los Angeles, voici treize mois, les Bleus avaient décroché l’or grâce à Clara Sanchez qui avait gardé son titre du keirin dames, une épreuve qui ne figure pas au programme olympique. Ils avaient placé également deux représentants dans le dernier carré de la vitesse, Mickaël Bourgain (2e) et Grégory Baugé (4e) après un affrontement fratricide et douloureux (chute de Baugé) en demi-finale.

Tournant a soif de revanche

Dans le tournoi le plus prestigieux de la compétition, placé en apothéose des Mondiaux, la délégation tricolore espère par conséquent un exploit des siens. "Chacun de nos coureurs a le niveau pour accéder au podium", souligne le directeur technique Patrick Cluzaud. Mickaël Bourgain (2e en 2005), qui a choisi de rester à Hyères plutôt que de rejoindre l’INSEP à Paris comme l’hypothèse avait été envisagée, n’a plus qu’une marche à franchir. Grégory Baugé, l’élève de Rousseau à l’INSEP, a gagné la Coupe du monde de la discipline. Quant à Arnaud Tournant, crédité de temps impressionnants à l’entraînement, il a nourri jour après jour sa volonté de revanche après ses malheurs de l’année passée.

Pour le trio, le premier rendez-vous est fixé ce soir dans la vitesse par équipes. L’épreuve a longtemps souri aux tricolores (six titres mondiaux entre 1997 et 2004) jusqu’à ce que les autres nations comblent leur retard. Le niveau, très élevé, annonce une lutte serrée avec la Grande-Bretagne, l’Allemagne et les Pays-Bas, trois équipes qui présentent aussi de sérieux arguments dans les épreuves individuelles (vitesse, keirin, kilomètre). Théo Bos et Teun Mulder pour les Pays-Bas, Chris Hoy et Jamie Staff pour la Grande-Bretagne, Stefan Nimke et René Wolff pour l’Allemagne, ont déjà décroché l’or dans les Championnats du monde. Tout comme les sprinteurs australiens, l’inusable Shane Kelly et le double champion olympique Ryan Bayley, têtes de liste (avec Ben Kersten sur le kilomètre) d’une sélection privée de Jobie Dajka qui a été exclu pour avoir... frappé son entraîneur.

La proximité des Jeux du Commonwealth, qui se sont disputés le mois dernier, a compliqué l’approche des anglophones, très concernés par cette compétition. Il n’empêche que les Britanniques (poursuite par équipes) et les Australiennes (Katie Mactier en poursuite) partent nets favoris de leurs tournois respectifs que l’équipe de France aborde avec des ambitions réduites. "Nous avons une équipe très jeune", souligne Jacky Mourioux. L’entraîneur mise sur une place d’honneur pour Fabien Sanchez en poursuite et se plaît à imaginer un exploit de Matthieu Ladagnous ou/et Jérôme Neuville dans les courses toujours pleines d’aléas que sont la course aux points, le scratch ou l’américaine.


 
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