EHPK s’exporte au Venezuela
·La confédération de pelote basque y organise à partir de demain soir le premier tournoi international des communautés basques
C’est une idée qui trottait depuis fort longtemps. Depuis la création d’EHPK en fait (Euskal Herriko Pilotarien Konfederazioa) (confédération des pilotari du Pays Basque), et voilà que deux ans plus tard, les dirigeants d’EHPK ont enfin mis en place le premier championnat international des communautés basques. Une opération qui leur tenait particulièrement à c¦ur, dans la mesure où "développer les actions et les échanges au niveau international" était un des principaux axes de travail prioritaire dès le départ à EHPK.Pour l’heure, une délégation de pilotari de l’ensemble du Pays Basque, s’est envolée ce matin vers le Venezuela et sa ville de Valencia où la compétition démarrera demain soir à l’Euskal Etxea du lieu dit. Main nue, paleta gomme (masculin et féminin), paleta cuir (le tout, en mur à gauche en l’absence de trinquet), seront au programme d’un tournoi qui ne se veut pas forcément de haut niveau, mais qui permettra surtout de tisser des liens plus profonds : "C’est la première édition, un premier jet. On démarre doucement, mais on espère que cette formule prenne de l’ampleur au fil des années. Notre intention n’était pas forcément de créer un autre championnat du monde destiné à l’élite de la Pelote Basque. Il y en a assez. On a justement souhaité mettre en avant un échange où la bonne humeur sera de mise. Cela n’empêche bien évidemment pas qu’une fois dans la cancha la victoire soit l’objectif premier. La différence est que les résultats ne sont plus obligatoires" avouait le Navarrais Martin Ibarra, président d’EHPK. Et comme l’échange est l’axe principal de ce déplacement, les dirigeants basques n’ont pas raté l’occasion d’exporter une discipline qui ne se joue plus qu’au Pays Basque. Quatre pilotari de pasaka du club d’Hardoytarrak en profiteront pour disputer des parties de démonstration : "C’est également un des objectifs recherchés. Nous emmènerons des xare, des gants de joko, des pelotes de Bote Luze. Tout le monde doit pouvoir s’enrichir et dans ce sens, présenter "nos" spécialités ne peut être qu’une bonne chose pour des pilotari qui n’ont peut-être jamais vu une partie de pasaka. Sur place, à part des locaux vénézuéliens, se donneront également rendez-vous les joueurs issus des Euskal Etxe argentines, par exemple. Les finales sont prévues toujours à Valencia le vendredi 21 avril prochain.
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