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les syndicats du Pays Basque s’accordent à le dire, le retrait du Contrat premier embauche est une immense victoire.Réunis mardi soir, en présence de représentants des lycéens et des étudiants, les syndicalistes ne cachaient pas leur satisfaction face au camouflet essuyé par le gouvernement français. Et pour fêter leur succès, quelle meilleure occasion que le défilé du premier mai ? Une grande marche unitaire est prévue : CGT, FO, FSU, FCPE, CFTC, UNSA et CFDT main dans la main. Voilà qui n’était pas arrivé depuis longtemps. "Nous sommes très contents du retrait du CPE. Mais nous sommes conscients que tout n’est pas terminé. Le Contrat Nouvelle Embauche, l’apprentissage à 14 ans, le travail de nuit à partir de 15 ans, sont autant de points qui posent encore problème" nuance Philippe Médiavilla, délégué CGT. Du côté de la CFDT, même son de cloche. L’heure est à l’apaisement. "Nous sommes contre le CNE, mais ce combat-là, ne se réglera pas dans la rue. Il n’est pas question de surenchérir. On ne peut pas indéfiniment s’amuser à faire descendre tout un pays dans la rue. Cela a de trop lourdes conséquences, les étudiants ne peuvent pas se permettre de sacrifier une année d’études, et les travailleurs ont besoin de leur salaire" affirme Jean-Claude Labadie, membre du bureau de la CFDT.
"Dans cette bataille, le gouvernement a beaucoup perdu. Cette victoire, c’est celle de la rue. Elle montre le pouvoir des organisations syndicales" remarque Philippe Médiavilla. "On disait les jeunes amorphes, mais leur mobilisation lors de ce conflit a prouvé le contraire. Toute cette génération a compris qu’il ne fallait pas se laisser faire. À l’avenir, ces jeunes ne se laisseront plus faire" ajoute Jean-Claude Labadie.
Reste néanmoins une certaine ranc¦ur, et le souvenir d’un gouvernement "qui décide des lois en méprisant l’opinion du peuple" remarque le syndicaliste. "Cette manière de gouverner me fait peur" conclut-il.
Absent de la réunion de mardi soir, le syndicat LAB, souligne lui aussi dans un communiqué de presse, "cette belle victoire du mouvement social". Le mouvement salue "l’endurance et la ténacité" des jeunes et des organisations syndicales. Mais rappelle que la mobilisation syndicale "reste toujours nécessaire face aux politiques néolibérales du gouvernement et du Medef, ainsi que face au modèle de société précarisée qu’ils tentent de nous imposer."
Le parti radical a par ailleurs, lui aussi tenu à s’exprimer sur le retrait du CPE. Un communiqué signé par son porte-parole, Philippe Morel, rappelle que la crise du CPE "reflète une forme de gouvernance personnelle inadaptée aux pratiques politiques". Le parti se veut néanmoins optimiste et précise "qu’il reste encore un an pour travailler avec les partenaires sociaux et les chefs d’entreprise (...) pour réduire les inégalités sociales. Le Parti radical "attend désormais des propositions du gouvernement.
L’union locale de la CGT sera aujourd’hui dans les rues commerçantes de Bayonne, pour distribuer des tracts et faire part de son analyse de la situation.