Ligue des champions
Lyon : une aventure positive malgré tout
Au-delà de l’énorme frustration ressentie mardi soir à Milan après une nouvelle élimination en quarts de finale de Ligue des champions de football, Lyon a vécu cette saison une aventure européenne enrichissante, et pas seulement par les millions qu’elle rapporte. Il y avait les poteaux carrés de Glasgow (finale perdue 1 à 0 par Saint-Etienne face au Bayern Munich en 1976, ndlr). Il y a maintenant les poteaux maudits de San Siro. Coupet, qui a vu rebondir le ballon sur son montant droit puis son montant gauche avant de revenir dans les pieds d’Inzaghi, risque de s’en souvenir un petit moment. Et avec lui tout l’Olympique lyonnais, qui, jusqu’à cette terrible 88e minute, était qualifié pour la première fois pour les demi-finales de la plus prestigieuse des compétitions de clubs.Reste que les Lyonnais, s’ils reconnaissaient être fautifs -"suicidaires", a même lâché Coupet- en ayant peut-être été trop sûrs d’eux en fin de match, savent aussi qu’ils ont encore grandi face à un club vainqueur à six reprises de la C1 et qui en est à sa 21e participation (181 matches joués) contre sept seulement à Lyon (pour 58 matches, soit trois fois moins). Plus généralement, Lyon n’a pas à rougir d’un parcours qui fut son plus abouti sur le plan continental même si, au final, il ne les a pas emmenés plus loin que ces deux dernières saisons. Lyon, à qui la France préférait encore il n’y a pas si longtemps Marseille ou Paris, semble enfin avoir conquis le c¦ur des amateurs de ballon rond, comme en attestent les 9500 supporteurs qui avaient fait le -court- déplacement à San Siro et les près 10 millions de téléspectateurs encore massés devant leur petit écran mardi soir.
Aulas : "On a progressé"
Un engouement qui tient au fait que les Lyonnais, qui manquaient trop souvent ses grands rendez-vous, ont cette saison répondu présent, en s’offrant notamment une victoire mémorable sur le Real Madrid (3-0) et en faisant jeu égal avec l’AC Milan. Hégémonique à domicile, le club lyonnais semble avoir enfin trouvé les moyens de voyager. "Je crois que l’on a beaucoup progressé par rapport aux trois dernières années. Il faut se dire que maintenant, on va se préparer pour l'année prochaine pour aller encore plus loin", affirme ainsi Jean-Michel Aulas, qui avait jusqu’ici davantage l’occasion de croiser les dirigeants des grands d’Europe lors des réunions du G14 que lors des soirées de Ligue de champions.Chez Aulas, le discours reste donc toujours ambitieux, avec cette idée fixe : faire à ce que l’OL, qui peut encore réussir cette saison le doublé championnat-Coupe de France, soit présent chaque année dans le gratin européen. Ce statut unique permet au club rhodanien d’apprendre en multipliant les matches de haut niveau.
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