Cent drillons, le conte est bon pour Roidite et Boni
·Roidite La Goulutte signe une nouvelle chronique facétieuse dans le JPB
Cendrillon, et pas une de moins.Le conte est bon pour Roidite la Goulutte, franc tireur partisan du jet d’encre intempestif, que les lecteurs du JPB apprécient autant pour son aisance littéraire que pour sa burlesque désinvolture.Ces aphorismes et déclinaisons du coq à l’âne ont droit de cité calembour battant certains samedis du mois sous l’intitulé Phacochère et si-bémol. Bonne nouvelle pour les adeptes de ce rendez-vous bihebdomadaire, bimestriel et semi-mensuel, Roidite inaugurera la semaine prochaine, dans les colonnes du Journal, une nouvelle rubrique à la petite semaine, hebdomadaire cette fois. Tous les jeudis, ce joyeux drille se lâche en déclinant Cent drillons, soit cent adaptations du conte des frères Jacob et Wilhelm Grimm, avec marâtre et prince bellâtre, pantoufle de vair fumeuse, bal au bond et tête comme une citrouille.Une voie de fée qu’il commet avec la complicité du dessinateur Boni, déclinant la partition de la petite souillon grimée façon "Version cachée", "Hommage dédicace", "internautique", eurovision" et même "code de la route" ou "porte de chiottes" comme un vibrant hommage à la prose des vécés. 100 versions à faire se retourner Raymond Queneau dans sa terrine et se pâmer les gastronomes du mot assonant, de l’astuce verbale la plus ténue et bienséante à la bouffonnerie la plus baroque et tapageuse.De quoi régaler le lecteur d’un humour tous azimuts sur des variations de fond et de forme, qui soufflent le chaud et le froid en oscillant entre une phrase et près de deux pages.Et troubler la mémoire de l’ésotérique et du numérologue Raymond Queneau, auteur de 99 versions des Exercices de style, qui n’aurait pas supporté ce nombre rond.Vous l’aurez compris, Cent drillons est un hommage vivant aux 103 ans de sa naissance et à sa mort.
Hommage et dédicace
Le premier des cent drillons s’intitule "Hommage-dédicace" comme pour "honorer le diable" Queneau.À suivre chaque jeudi dans le JPB.
"-On dirait que vous le faites exprès de me marcher sur les pieds, s’exclama Cendrillon en pleine valse. -Que no! que no! s’excusa le prince qui se prénommait Raymond. Elle avisa une place libre où elle s’assit. Finis les bals au château ! C’était à bord du bus 84 (ex S) que le prince organisait désormais ses party -au cours desquelles il était de bon ton de se défoncer au crack tout en parlant anglais. Cendrillon s’éclipsa à minuit, conformément au cahier des charges. Le prince la revit plus tard en grande conversation avec une amie qui lui conseillait de faire mettre un bouton supplémentaire à sa pantoufle, histoire de ne plus la perdre."
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