Désormais, c’est la Communauté d’agglomération du BAB qui décide de l’attribution des aides publiques en matière de logements sociaux (politique de décentralisation oblige). C’est hier après-midi, que Didier Borotra Président de la Cabab et Marc Cabane Préfet des Pyrénées-Atlantiques ont signé une convention entérinant cette décision.
Pour une durée de trois ans, l’Etat français délègue donc à la Communauté d’agglomération ses responsabilités en matière de construction, d’acquisition et de réhabilitation des logements sociaux. "La signature de cette convention montre que les collectivités locales ont pris conscience du problème du logement sur la Côte basque et de la nécessité de trouver des solutions rapidement" souligne Didier Borotra.
D’ici 2008, le texte prévoit , la construction de 1057 logements sociaux (parmi lesquels au moins 150 destinés aux étudiants). La majorité d’entre eux seront à Anglet (574 habitations), les autres se situeront à Bayonne (271 constructions), Biarritz (242 constructions) mais aussi au Boucau et à Saint-Pierre-d’Irube. L’ensemble des travaux devrait coûter 120 millions d’euros.
Il s’agit d’aider les personnes les plus défavorisées à trouver un foyer. Cette politique de l’habitat doit s’inscrire dans une politique sociale plus large" précise le préfet Marc Cabane.
La construction de nouveaux logements sociaux devrait permettre de "désengorger le marché" souligne le Président de la Cabab. "Mais il ne faut pas construire, n’importe comment. Nous devons tenir compte de l’équipement urbain pour ne pas commettre les mêmes erreurs que dans les années 70. C’était une politique absurde, qui a débouché sur la construction de logements invivables" ajoute-t-il. "Il faut repenser la ville" commente le préfet Marc Cabane. "Pour que la Zup des Hauts de Sainte Croix ne soit plus une zone à part, coupée du reste de la ville, où les gens viennent vivre parce qu’ils n’ont pas d’autres choix.
La convention prévoit également la réhabilitation de près de 900 logements privés. L’objectif? Remettre sur le marché les logements vacants, relancer les logements locatifs privés à loyer modérés et éliminer les habitats insalubres. Les propriétaires disposant de faibles ressources pourront bénéficier d’aides pour des travaux de mise aux normes de sécurité.