Les Démos reprennentle train pour l’euskara
Les Démos sont nés en 1999, lors de la précédente trêve de l’ETA. "ETA avait déposé les armes, mais les habitants du Pays Basque continuaient à être victimes d’un déni de démocratie. Un groupe de militants de la gauche abertzale pensait alors qu’il fallait dénoncer cela par des actions de désobéissance civile, créant ainsi le mouvement Démo" ont-ils expliqué.
L’ETA vient de faire une nouvelle trêve, "mais les habitants du Pays Basque continuent à être victimes d’un déni de démocratie : droit à l’autodétermination non reconnu, institution niée pour Iparralde, des centaines de militants en prison, Laborantza Ganbara attaquée, le couloir à camions imposé, l’euskara niéŠ" estiment les Démos avant d’annoncer que dorénavant ils continueront à réaliser des actions de désobéissance civile "afin de faire respecter nos droits". Droits parmi lesquels se trouve la langue basque.
"L’attitude de la SNCF montre clairement que la France continue à opprimer la langue basque", ajoute les jeunes en jaune rappelant que dans les gares du Pays Basque nord, l’euskara ne peut être ni parlé, ni écouté, ni vu.
À cinq reprises les Démos ont rencontré la direction de la SNCF. "Le 23 janvier dernier, nous avons ainsi eu une nouvelle réunion avec le directeur des gares des Pyrénées-Atlantiques". En vain. "Nous avons donc posé un ultimatum: ou bien la SNCF introduit la langue basque dans la signalétique de la gare de Bayonne en rénovation et ajoute un symbole dans les guichets où un guichetier bascophone est en fonction, de la même manière qu’un symbole annonce aux usagers la présence d’un guichetier anglophone ou hispanophone, ou nous redémarrons nos actions en les durcissant". Une demande restée sans réponse, qui risque bien d’engendrer une nouvelle campagne des Démos.
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