Le tribunal administratif a condamné hier la communauté des communes d’Amikuze à payer 110000 euros à deux riverains de la décharge de Béhasque qui avaient porté plainte pour les préjudices subis du fait de l’exploitation du site.
Les familles Mongabure et Ursueguy, premières voisines de l’ancienne décharge de Béhasque avaient engagé plusieurs procédures pour que cesse l’exploitation du lieu et que les réglementations soient respectées. Le site avait finalement été fermé le 28 février 2003 alors que la loi de 1992 stipulait que toutes les décharges devaient être fermées pour le 30 juin 2002. Finalement, il fallut une pression continue des riverains et une mise en demeure du préfet le 12 novembre 2002 pour que la Communauté des Communes s’exécute finalement... plus de trois mois plus tard.
André Mongabure a toujours dénoncé le "laisser-aller révoltant" sur le dossier de la décharge. Les déchets sont restés à l’air libre jusqu’en juin 2003. Selon les riverains, des particuliers ont également pu accéder au site, où se trouvaient matières dangereuses et biogaz, alors que le lieu était officiellement fermé. "Nous avons des problèmes de santé dus à la proximité de la décharge", a toujours affirmé la famille Mongabure.
En plus des fortes sommes d’argent, la Communauté des Communes, présidé par Marcel Arnaud, également maire de Béhasque, devra payer les frais d’expertises réalisées autour de ce dossier, par les plaignants en particulier ainsi que 800 euros à chacun pour les frais de justice. Marcel Arnaud n’était pas joignable hier pour commenter cette condamnation.