Orain ere, Iparraldeak bere xalotasunean lezio ederra eman digu euskaldun guztioi. Aurki, Aberri Eguna ukanen dugu, eta dagoenekoz zenbait alderdi euren deialdiak egiten hasi dira. Urteroko kontua. Zilegi oso. Baina Hazparnen, alderdi eta giza taldeen deialdi eta aldarriei jaramonik egin gabe, gazte multzo batek A berri Egun baterako deia egin du. Gazte horien aburuz, urte osoa daukagu norberak bere politika eta bere ildoa urratzeko, eta egun bakarra Euskal Herriaz sinisten dugun orok elkarrekin bazkaltzeko, kantatzeko eta Ama Euskal Herriaren alde kopa bat edateko. Eredugarria.
Eta Hegoaldean zer? Ez al gara gauza izanen antzeko zerbait egiteko? Izan gaitezen gizon-emakume gure arteko aldeak zokoan baztertzeko eta egun bakar batez, batzen gaituenaz gozatzeko. Ama-lurra maite dugu, euskaraz bizi nahi dugu, askatasuna amesten duguŠ bil gaitezen bada mahai beraren inguruan eta has gaitezen, behin betikoz, elkarrekin bakerantz, justiziarantz, lurralde-batasunerantz eta soberania osorantz eramanen gaituen bidea jorratzen, etorkizuneko belaunaldiek eskertuko digute-eta. Biba Hazparneko gazteak!
Le "peer to peer" est légal. On entend parfois dire que le téléchargement en "peer to peer", est illégal. C'est faux.
C'est son usage pour se procurer des ¦uvres sans en avoir le droit qui est illégal. Chaque jour cette technologie est utilisée aussi pour distribuer des documents, des logiciels, des ¦uvres légalement téléchargeables.
La technologie "de pair à pair" consiste simplement à ce que l'ordinateur de chaque participant à ce réseau soit lui-même une source de téléchargement pour les autres. Cette technologie en elle-même est légale.
La rémunération par la licence globale. Certains disent que la rémunération des artistes à l'aide de la licence globale est difficile voire impossible. C'est faux. La principale difficulté évoquée est de connaître la part qui revient à chaque artiste.
La technologie "de pair à pair" facilite au contraire cette répartition. On peut en effet savoir quelles sont les ¦uvres les plus téléchargées, ce sont celles qui sont aussi les plus mises à disposition. Une simple surveillance du réseau, non intrusive pour la vie privée des particuliers, donne de bonnes informations à ce sujet. L'instauration de serveurs de téléchargement par les distributeurs ou par l'État, quelques ordinateurs reliés au réseau, permettra par la surveillance automatique de ces serveurs d'affiner les statistiques de téléchargement. La rémunération des artistes par la licence globale est possible et facile, à l'aide d'outils informatiques automatisés.
D'autres modes
de rémunération des oeuvres.
Il existe des sites de téléchargement d'oeuvres légales sans aucun dispositif de protection du genre des dangereux logiciels espions (DRM) que la loi DADVSI veut nous imposer.Les utilisateurs de l'internet peuvent écouter librement la musique distribuée sur ces sites. Ils peuvent commander les disques ou acheter des licences de téléchargement volontairement. Le paiement est volontaire, et pourtant il se fait. Les personnes qui téléchargent conçoivent facilement qu'un versement de quelques euros à leur artiste préféré ne leur coûte pas grand-chose, mais permet à l'artiste de continuer son activité. Ils favorisent la découverte d'artistes débutants sans grands moyens.
Les concerts
Le téléchargement d'oeuvres n'empêchera pas le public d'aller aux concerts, aux expositions. Au contraire. Je pourrais vous citer des artistes qui se sont principalement fait connaître par le téléchargement gratuit de leur production et qui font donc salle comble à chaque concert et vendent chaque jour plus de disques.C'est un désir fondamentalement humain que de posséder un objet évoquant l'artiste dont on aime l'oeuvre. Le disque peut être ce média. C'est lors des concerts que les artistes indépendants rencontrent leur public, vendent des disques, des tee-shirts, des places d'entrée, et actuellement gagnent de l'argent. La licence globale et/ou les sites de téléchargement libre peuvent leur apporter un supplément de notoriété et de rémunération. Ils favorisent les artistes émergents ou indépendants. Ils aident les artistes établis qui ont un vrai public à vivre de leur art.
Le libre téléchargement
et la vie culturelle.
Certains, surtout parmi les grands distributeurs et leurs proches déclarent que le téléchargement libre va tuer la créativité, briser notre vie culturelle, empêcher l'émergence de nouveaux talents. C'est totalement FAUX!Non seulement la copie et même le plagiat ont toujours fait partie de la création artistique, mais lui ont été nécessaires. Brahms, St Saens, Mozart, tous, ont copié et transformé les ¦uvres de leurs prédécesseurs, et leurs ¦uvres ont été copiées et transformées.
Le bain culturel est une condition nécessaire à la création artistique. Les mesures techniques de protection ne favoriseront pas ce bain culturel. Elles ne favorisent que le monopole des grands distributeurs sur cette vie culturelle, car ces mesures coûtent cher et créent des monopoles technologiques artificiels.
L'absence de ces mesures de protections techniques DRM, qui sont des logiciels espions dans les ordinateurs des utilisateurs, l'utilisation du téléchargement libre, l'éducation au paiement volontaire des artistes (comme dans la rue), permettrons au contraire de mettre l'internet au service de la vie culturelle et de la création artistique. On va devant un nouveau mode de relation entre les artistes et leur public. Plus directe et plus répartie. Tous les artistes savent que leur créativité se nourrit de cette relation à leurs pairs et à leur public.
Seuls les artistes préfabriqués, les stars industrielles, et les majors de la distribution peuvent craindre l'émergence de cette nouvelle relation entre les artistes et leur public On comprend que ces méga-entreprises cherchent à influencer les états. Un choix de société. Le débat sur la loi DADVSI, nous met donc face à un choix. C'est le choix entre une société ouverte et une société fermée. Les mesures de protection technique sont des dispositifs de contrôle de l'information. Ils permettent de contrôler, vérifier, bloquer les flux d'information dans les ordinateurs des gens. Le contrôle de l'information est le véritable pouvoir.
Voulons-nous laisser quelques "world company" diriger notre vie culturelle, notre vie économique, notre vie politique, puis finalement notre vie tout court ?
Jean-Claude Monnard / Hasparren