Frontières révélées au bar Sankara
Une "démarche personnelle" et une "histoire d’amitié" ont motivé Zoé Bray pour exposer des photos de voyage au Café Sankara de Bayonne.Mais l’anthropologue, qui mène actuellement des recherches pour l’Institut universitaire européen de Florence sur les communautés frontalières, n’est pas très loin de ses paysages ou de ces gens qui, au Pays Basque, en Israël, en Irlande ou au Canada, illustrent une réflexion dense sur l’identité.Symboles, barrières physiques ou mentales, confrontations, mélanges ou contrastes, ont présidé au choix des clichés dont certains remontent à de lointains voyages, il y a sept ans. "Les frontières sont aussi dans la tête" explique Zoé Bray, auteur de la thèse Living Bordery "frontière vivante", consacrée aux identités de la baie de Txingudi. Elles sont aussi dans les "marques vestimentaires", comme cet indigène canadien habillé à la mode Etats-unienne, cet Israélien marqué des rubans de prières, ou cette femme, quelque part vers Ramallah, dont on peut deviner l’appartenance selon ses vêtements.Zoé Bray a également contribué au livre Mugei buruz sur ce thème.
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