Peine-ange-amour : Depeche Mode
La foule s’enflamme lorsque paraissent les idoles tant attendues, mardi soir à l'Arena. L'un après l'autre, Dave Gahan, Martin Gore et Andrew Fletcher rejoignent la scène sous un tonnerre d'applaudissements. Augmenté d'un batteur et d'un claviériste, Depeche Mode est enfin là. De quoi satisfaire en partie les 8400 détenteurs de billets chèrement acquis. Annoncée par un martelage techno, la prestation du trio londonien démarre dans un impressionnant flot de basses synthétiques. Honneur au dernier album du groupe, avec A Pain That I'm Used To et John The Revelator, tonitruantes partitions jetées comme pour faire table rase d'éventuelles suspicions de mollesse. Les synthétiseurs arborent un fuselage d'OVNI et une sphère robotique affiche trois mots clés: pain, angel, love (peine, ange, amour). Efficace, parfois un brin approximatif sur le "vieux" répertoire, Depeche Mode s'est paré de plumes noires dont le succès n'est pas étranger à une certaine nostalgie. Deux heures de concert, deux rappels : Depeche Mode tient une forme d'enfer.
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