L’opéra du Rhin prend des risques
L'opéra national du Rhin n'a peur de rien. Il présente jusqu'à fin janvier Benvenuto Cellini, une ¦uvre de Hector Berlioz qui fit un "flop" retentissant lors de sa création à l'Opéra de Paris en 1838. C'est pourtant cette version en deux actes, qu'a choisie de présenter le directeur de la maison, Nicholas Snowman. Les mélomanes n'apprécient pas tous le ténor britannique Paul Charles Clarke dans le rôle-titre. Les autres interprètes sont Français. Anne-Sophie Duprels campe une Teresa vibrionnante et le baryton Philippe Duminy un Fiera Mosca pleutre mais drôle à souhait. "Car la force de cet opéra est son caractère éminemment comique, un opéra-bouffe", estime Oleg Caetano qui dirige l'Orchestre symphonique du Rhin. Metteur en scène et chorégraphe, Renaud Doucet prend aussi le parti pris de la comédie musicale avec carnaval, travestissements et pas de danse. "C'est un grand spectacle et très peu de maisons d'opéra osent s'aventurer dans un tel projet qui nécessite un budget colossal", confie-t-il.
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