La cellule d'enquête mise en place par la gendarmerie de Pau pour élucider cinq tentatives d'enlèvement d'enfant dans la région, a reçu 270 appels téléphoniques depuis l'activation d'un numéro vert le 12 janvier.
Les signalements et témoignages divers se sont multipliés ces derniers jours mais "aucune nouvelle tentative d'enlèvement au sens juridique n'a été constituée à ce jour", a déclaré le commandant Philippe Guisset, responsable communication de la gendarmerie. "En raison de la médiatisation de ces affaires, ce qui passait inaperçu auparavant est aujourd'hui repéré. Le travail des enquêteurs consiste à faire la part des choses", a indiqué encore le gendarme.
Il y a quelques jours, un vieux monsieur habitant le canton de Sauveterre-de-Béarn a été activement recherché par la gendarmerie puis interrogé et rapidement mis hors de cause. Il avait simplement proposé vendredi soir à une fillette de son village qui attendait le bus, de la raccompagner chez elle avec sa voiture. La fillette ne l'avait pas reconnu.
"Il ne faut pas qu'il y ait une peur inconsidérée et qu'on voit des tentatives d'enlèvement partout", a commenté le commandant Guisset.
Pour l'instant, les enquêteurs ne font toujours pas formellement le lien entre les cinq tentatives d'enlèvement, opérées entre octobre et janvier en Pays Basque, Béarn et dans les Landes, sur des enfants ou adolescents âgés de 8 à 15 ans.
Une similitude dans le mode opératoire et une relative proximité géographique ont toutefois conduit à la mise en place d'une cellule unique d'enquête à laquelle travaillent une quinzaine de gendarmes à temps plein.