L’Association Nive-Adour dénonce la mauvaise gestion de l’eau
·Des citoyens mettent en avant les aberrations de notre administration dans sa gestion des services des eaux
L’eau est un bien de première nécessité. Nous payons le service qui permet l’acheminement et le contrôle-qualité de ce bien. Ce service n’échappe pas aux dysfonctionnements de notre administration, et il est régulier d’entendre dire que "nous payons plus que ce que nous devrions". L’Association de défense des Usagers d’Eau et d’Assainissement Nive-Adour a été constituée en 1996 pour défendre les droits des usagers, et veille à la bonne utilisation de l’argent et à la transparence de la gestion publique. L’association souhaite aujourd’hui mettre en exergue les aberrations actuelles.
Cumul des mandats
Dernièrement, il y a eu une multiplication des Syndicats Intercommunaux S.I. Ainsi les 16 communes regroupées au sein du S.I. Ura qui gère l’assainissement collectif ont éclaté en 4 collectivités territoriales pour gérer l’assainissement individuel. "Aucune économie d’échelle n’est alors possible sur le personnel et les investissements". Le problème du cumul des mandats se pose aussi, "tel adjoint au maire est, président d’un S.I., vice-président de 2 S.I. et vice-président d’une communauté de communes". Les élus "touchent à tout sans aller au fond des choses" pour Peio Saint Esteben Président de l’Association Nive-Adour.
Manne financière
Autre conséquence de cet éclatement, la grande disparité dans les tarifs pour un même service rendu. Que l’on soit de Mouguerre ou d’Arcangues, le prix d’un contrôle-diagnostic de son installation en eau varie de 148 euros à 79 euros. Selon l’association, "le prix correct devrait être aux alentours de 70 à 80 euros". Ce surplus permet aux collectivités de se constituer des cagnottes. Ur Garbitze, qui gère 8 communes de la Nive, aurait ainsi provisionné sur son budget 2005, 88 500 euros. Cette manne financière va permettre à "Ur Garbitze d’acheter, pour installer ses 2 employés, un local de 88 m2 appartenant au S.I. Ura, qui lui va acheter à la mairie d’Ustaritz l’actuelle bibliothèque de 234 m2, pour ses 4 salariés". D’où la colère de Peio Saint Esteben, "ils font en cascade des transactions financières sur notre dos. Les 234 m2 de la bibliothèque auraient largement suffi pour accueillir les deux structures". Autre point qui "irrite" l’association, l’augmentation du prix de l’eau avec pour exemple, plus 35% sur deux ans (2004, 2006) du prix du m3 sur le territoire du Syndicat Ura, "Les gens croient que c’est la Lyonnaise des Eaux qui fixe les tarifs, or celle-ci ne fait que demander une augmentation du prix suivant ses charges. C’est alors le syndicat qui accorde ou non la majoration". Par contre la Lyonnaise des Eaux est "mise en garde" par l’Association Nive-Adour sur les possibles surévaluations de leurs charges d’investissement. Elle pourrait prendre exemple sur le cas de la Communauté Urbaine de Bordeaux qui a commandité un audit sous la pression de "l’Association des Usagers Trans’cub" mettant en avant une surévaluation de leurs charges de 29,3 millions d’euros pour les années 1997-2003. Pour adhérer à Nive-Adour Tel. 05 59 93 14 37. Siège social : Trinquet Ibar,
Mouguerre Elizaberry. L’association édite depuis décembre 2005 un bulletin.
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