Les intermittents restent mobilisés
Les intermittents du spectacle qui occupaient les locaux du Medef de Pau ont envahi une salle de conférences, appartenant à la municipalité, après avoir été évacués lundi soir des locaux de l’organisation patronale. Une quarantaine d’intermittents ont été "délogés dans le calme" par la police, des locaux du Medef qu’ils ont occupés pendant deux heures lundi après-midi, a indiqué Gérard Duval, représentant du Syndicat des artistes musiciens du Sud-Ouest, Samso-CGT. Ils sont allés ensuite occuper l’un des deux auditoriums du Palais Beaumont, une structure municipale, où ils ont passé la nuit. Ils entendent poursuivre l’occupation jusqu’à la fin des négociations que les partenaires sociaux engageaient hier sur l’avenir de l’assurance-chômage. Les intermittents de la Samso-CGT ont critiqué, dans un communiqué, l’annonce faite lundi par le Premier ministre Dominique de Villepin de la mise en place d’un "dispositif social et professionnel de solidarité". Cette mesure correspond, selon eux, à la "création d’une caisse complémentaire à l’assurance chômage". "Nous voulons une allocation-chômage équitable et pérenne, prenant en compte la spécificité de nos professions et relevant de la solidarité interprofessionnelle au sein de l’Unedic", ont-ils indiqué.
Hier soir, les intermittents basques et béarnais s’apprêtaient à passer leur deuxième nuit dans l’un des auditoriums du Palais Beaumont.Ils sont également parvenus à communiquer avec le chanteur Jacques Higelin, qui se produisait hier soir à Pau.Ce dernier devait délivrer un message au cours du concert.Un peu partout dans l’hexagone, des mobilisations du même type ont eu lieu.Un intermittent basque remarquait qu’il s’agissait "davantage de civisme que de politique".
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