Ils ont écrit au préfet, aux conseillers généraux, à la communauté des communes et enfin à Bil ta Garbi. Les habitants d’Ilharre "et de communes de la partie intérieure du territoire" fédérés au sein de la toute récente association "Pour une campagne propre" ne veulent pas entendre parler d’une éventuelle implantation d’un site de stockage des déchets sur leur commune. Le syndicat de gestion des déchets Bil ta Garbi a en effet présélectionné une quinzaine de sites qui pourraient accueillir un centre d’enfouissement des déchets du Pays Basque nord (lire Journal du 25/11/05).
"Nous avons relevé de très nombreuses incohérences au niveau du choix des sites", a avancé Xabi Comets, président de "Pour une campagne propre". Il estime "pour le moins surprenant" le regroupement de la majorité des sites "sur un très petit territoire" dont cinq sur le canton d’Amikuze. Le fait que "ces sites se trouvent à plus d’une heure de route du principal bassin de production de déchets" qui est la côte basque (90% des déchets) est également relevé par l’association.
Par ailleurs, l’association a dénoncé le fait qu’il n’y a eu "qu’une seule réunion d’information au contenu quasi nul" pour les élus, le 26 octobre à Sauveterre-de-Béarn. "Pour une campagne propre" demande donc l’arrêt de la procédure engagée et l’instauration d’un débat pour que la population soit informée. Elle souhaite aussi "des solutions qui permettront de traiter le problème des déchets de manière à créer le moins de nuisances possible".
De son côté, le conseil municipal d’Ilharre a pris une délibération pour s’opposer à l’éventuelle implantation du futur centre sur un site commun à Ilharre et Arbouet.
Pour l’incinération
L’association d’habitants a "tenu à rappeler" au préfet et aux différents destinataires de sa lettre que "la Communauté des Communes d’Amikuze avait opté pour l’incinération et que de nombreux maires qui avaient choisi l’enfouissement ont revu leur position en faveur de l’incinération". A noter toutefois que ce mode de traitement est le plus décrié par les associations environnementales qui le situent parmi ceux qui génèrent les substances les plus polluantes.