Antton MOUSTIRATS / Membre d’ESAIT
«L´avis des sportifs nous donnera une légitimité incontestable pour continuer à travailler»
À quelques semaines de la grande fête qui clôturera la campagne de signatures en faveur de la création des fédérations basques, le membre d’ESAIT (Euskal Selekzioaren Aldeko Iritzi Taldea) Antton Moustirats, fait un premier bilan de son déroulement au nord du Pays Basque. Les objectifs, les difficultés, la fête de clôture, les retombées même, Moustirats a surtout insisté sur le fait de créer un véritable réseau qui puisse s’impliquer dans la durée.Pourquoi ESAIT s’est-il lancé sur une telle
campagne ? C’est vrai que ce genre de campagne n’a jamais été réalisé au Pays Basque nord. Celle-là en l’occurrence s’inscrit dans la continuité d’une première enquête déjà réalisée auprès des différentes fédérations du Pays Basque, plutôt concluante : 80 % des fédérations se sont positionnées en faveur de la création des fédérations basques qui prennent en compte la totalité du Pays Basque (ndrl : les sept provinces). Aujourd’hui on veut avoir l’avis des principaux protagonistes, des licenciés. D’où cette campagne. On recherche en plus un double objectif : qualitatif et quantitatif. Qualitatif parce que nous essayerons de toucher un maximum de sportifs, et qualitatif car cela nous permettra de créer un véritable réseau de travail. D’approcher des licenciés-clés dans chaque discipline qui puissent s’investir dans la durée.
Une tâche colossale...
Oui, on le sait. D’autant plus qu’elle se réalise en deux parties: une partie réservée aux licenciés et l’autre aux clubs. On lance d’ailleurs un appel à toutes les personnes intéressées, prêtes à donner un coup de main (contacter Antton Moustirats au 06-86-78-94-76). On a besoin de tout le monde. Chacun dans sa ville, dans son club, peut apporter sa pierre à l’édifice. Il s’agit juste de relayer l’information, de faire passer une feuille de signatures parmi les licenciés. Cela dit, nous sommes également conscients que nous ne pourrons pas toucher la totalité des licenciés du Pays Basque nord. L’objectif est de se faire une idée générale de ce que les sportifs pensent sur ce sujet.
Où en est-on aujourd’hui ?
La campagne va bon train. Les premiers contacts sont faits. On a déjà pris rendez-vous avec certains responsables de clubs, des joueurs... Les feuilles de pétitions ont également été envoyées dans la plupart des clubs du Pays Basque nord, on devrait commencer à récolter les premières réponses dès la semaine prochaine.
Une grande fête revendicative clôturera la campagne à la fin de ce mois-ci...
C’est exact. On terminera par une grande fête qui se déroulera le 23 décembre prochain à Bilbo, au Kafe Antzoki. On y invitera notamment des sportifs célèbres qui ont donné leur accord à ce manifeste sans pour autant renoncer au licencié X tout aussi important à notre égard.
Concrètement, à quoi servira cette enquête ?
Il faut d’abord attendre les conclusions de cette campagne, mais quoi qu’il en soit, on en tirera des enseignements précieux. Si jamais le résultat s’avère aussi positif que celui de l’enquête précédente, ces chiffres nous donnent une légitimité incontestable concernant notre revendication. Quand on sait que 80 % des fédérations se sont déjà positionnées en faveur de la création des fédérations basques, cela prouve quand même qu’il y a une claire volonté d’avancer dans ce sens. Cela nous permet en plus de continuer à travailler, à s’investir... pas toujours si évident dans le milieu associatif.
Quelles seront les prochaines échéances d’ESAIT ?
Notre travail est un travail de fond. On continuera à sensibiliser les gens sur la légitimité des sélections basques. C’est curieux, si on s’en tient aux sondages, à l’opinion de la plupart des licenciés ou pas qui nous entourent, tout le monde se dit favorable à la création des sélections basques. Désormais il faut essayer de faire un travail plus concret. On va demander aux institutions de s’impliquer d’avantage face à une revendication qui fait l’unanimité dans la société basque.
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