Orgues de St-Jean-de-Luz faisant résonner l’Histoire
·Michel Prada et Françoise Clastrier publient une étude de référence
L’une est directrice artistique du festival de Basse-Navarre et de l’association Orgue à Saint-Jean-de-Luz.L’autre, musicologue, est également investi dans l’association et doit aussi sa notoriété dans la cité corsaire à l’enseignement la musique au collège Maurice Ravel.Françoise Clastrier et Michel Prada viennent de publier un ouvrage remarquable aux éditions Atlantica, réalisé à quatre mains et entièrement consacré aux orgues de l’église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz.
Un livre pointu et minutieux, qui s’appuie sur de nombreuses archives locales ou documents historiques pour donner vie à une étude exhaustive. Surtout Les orgues de Saint-Jean-de-Luz évite l’écueil de l’ultra-spécialisation pour proposer un voyage dans les siècles depuis le point de vue imprenable des coursives de l’église Saint-Jean-Baptiste.
Depuis ce promontoire, la grande histoire fait écho aux péripéties des différents orgues qui se sont succédé à la tribune et dans le ch¦ur de l’édifice, depuis les premières traces écrites, datées des années 1630, conservées aux archives municipales de Bayonne et rescapées des nombreuses guerres qui, à l’aube du XVIIe siècle, ont plusieurs fois ravagé la ville de Saint-Jean-de-Luz.Du coup, cet ouvrage de près de 300 pages prend une saveur inattendue pour les non-initiés, amateurs d’histoire, tout en restant un ouvrage de référence pour retracer près de quatre siècles d’orgues et d’organistes dans la cité luzienne.
Presque un mélodrame de mélomanes.Au fil de nombreuses reproductions d’archives, le récit devient vivant et suit l’intrigue d’une recherche minutieuse dans les archives paroissiales, municipales ou départementales.
De quoi appuyer également le travail de l’association Orgue à Saint-Jean-de-Luz qui ¦uvre à la promotion d’un instrument qui fête cette année son quart de siècle, à l’exemple de l’association Orgue en Baigori, fondée par la mêmeFrançoise Clastrier, épouse de Jesus Martin Moro et co-titulaire, avec lui, de l’Orgue de Saint-Jean-de-Luz.
A noter également que l’association Les Orgues d’Urrugne a été fondée il y a deux ans pour y faire reconstruire son instrument.
A quatre mains
Docteur en histoire de la musique et en musicologie de l’université de la Sorbonne (Paris IV) professeur d’éducation musicale et chant choral, Michel Prada a été l’élève de Pierre Lantier pour l’écriture, de Marie-Loiuise Boëlmann-Gigout et de Georges Robert pour l’orgue.Il a publié une biographie de Jean Gilles, des articles de musicologie et des transcriptions d’¦uvres anciennes.Il est conseiller artistique de l’association Orgue à Saint-Jean-de-Luz. Françoise Clastrier (Martin Moro) a étudié au Conservatoire national de région de Toulouse, où elle a obtenu un premier prix d’orgue dans la classe de Xavier Darasse.Elle a publié plusieurs articles et ouvrages sur l’histoire de l’orgue et est très investie dans la défense du patrimoine organistique.Elle est directrice artistique du festival de Basse Navarre et d’Orgue à Saint-Jean-de-Luz.
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