En juillet 2004, le Conseil Général lançait une démarche prospective visant à la planification sur les cinq prochaines années des actions à mettre en ¦uvre en matière d’accompagnement de la population de 60 ans et plus. Après "une large concertation" menée avec les partenaires de terrain, le schéma gérontologique, qui organise la coordination des actions menées par les différents intervenants, sera discuté demain en assemblée plénière à Pau.Le plan quinquennal présenté par le président Jean-Jaques Lasserre, prévoit en premier lieu la consolidation des structures existantes avec la création de 320 nouveaux postes, qui viendront renforcer l’accueil dans les maisons de retraite. Une amélioration de la qualité de l’accueil, qui vise également à offrir des soins médicaux gratuits dans tous les établissements, d’ici 2010.
Actuellement plus de 8 000 personnes sont en maisons de retraite, mais la demande augmente sans cesse. Le Conseil Général prévoit donc la création de 1435 nouveaux lits, notamment sur la côte labourdine et dans l’agglomération de Pau, pour répondre à la demande prévisible des prochaines années. Si, actuellement 9,7 % des habitants ont plus de 75 ans, en 30 ans, ils augmenteront de 50 %, pour arriver à 14%. La moyenne d’âge d’entrée dans une maison de retraite se situe autour de 85 ans. Autant dire que le moratoire installé en 2002 arrivera à échéance.
600 emplois à la clé
La création de nouveaux établissements est donc prévisible, mais le Conseil Général n’a pas été en mesure d’en dire plus sur leur implantation géographique. Plusieurs communes ont des projets en ce sens et la question n’est pas dépourvue d’enjeux. Les 145 maisons de retraite en Béarn et Pays Basque représentent plus de 4000 emplois directs. Avec une moyenne de 0,4 poste par lit, la création de plus de 600 emplois directs serait en jeu dans les cinq ans.Autre chiffre significatif, un établissement d’hébergement de personnes âgées sur 3 est à but lucratif, contre moins de 1 sur 5 en France. Avec une nette différence de prix du séjour : le séjour pour une personne dans un établissement privé coûte entre 50 et 120 euros par jour, contre 35 à 45 euros dans un établissement à but non lucratif.
En outre, le schéma départemental souhaite accompagner le maintien à domicile des personnes âgées et se fixe quatre grandes orientations : le respect du choix de la personne en améliorant la qualité de l’accompagnement en établissements, à domicile et en famille d’accueil ; offrir une solution de proximité sur l’ensemble du territoire, coordonner les intervenants et adapter l’architecture des établissements existants et à venir.