Un préfet lent en libération légale selon les avocats
Le Camerounais sans-papiers Patrick N., atteint d’une pathologie grave, et retenu au centre de rétention d’Hendaye a finalement été remis en liberté mercredi (lire Le Jpb de mardi). Une libération conformément à la loi, puisque celle-ci interdit l’expulsion de ressortissants malades qui ne pourraient être soignés dans leur pays. Cependant, l’association d’aide aux étrangers la Cimade, les avocats Me Larrea et Me Hardouin "déplorent vivement qu’il ait fallu autant de temps à l’administration pour mettre fin à la privation de liberté de Patrick N., en application de la loi".
Les défenseurs indiquent que "des analyses avaient pourtant été réalisées au centre de rétention , à la demande des services préfectoraux et leurs résultats confirmaient que Patrick est atteint d’une pathologie grave", et ajoutent que "depuis le 21 juin le préfet [remplacé depuis, ndlr] avait connaissance du résultat de ces analyses". Préfecture qui a décidé de la mise en liberté la veille où le tribunal devait se prononcer sur la légalité du maintien en détention.
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