La Fédération internationale de l’automobile (FIA) a annoncé hier qu’elle ajournait jusqu’au 14 septembre la discussion sur d’éventuelles sanctions contre les sept écuries de F1 impliquées dans l’affaire Michelin au Grand Prix des Etats-Unis de Formule 1.
La FIA a également confirmé, dans un communiqué, avoir déclaré les écuries coupables de deux des infractions qu’elle leur reprochait et non coupables de trois autres. "Le Conseil Mondial a reconnu que les écuries voulaient vraiment courir mais Michelin disait que c’était impossible sans chicane, les écuries avaient donc de fortes circonstances atténuantes", a expliqué Max Mosley, président de la FIA, en commentant les décisions annoncées.
La question d’éventuelles sanctions sera donc au menu d’une réunion extraordinaire le 14 septembre durant laquelle la FIA cherchera à savoir quelles démarches ont été entreprises par les sept écuries Michelin pour compenser les fans de Formule 1 et réparer les dommages faits à la réputation du circuit d'Indianapolis et l’image de la Formule 1, et qu’ont entrepris les écuries Michelin pour s’assurer qu’une telle situation ne se reproduira jamais.
"Il aurait été injuste d’infliger une pénalité sévère aujourd’hui car nous n’avions pas d’informations suffisantes sur ce qui était réellement en cours pour dédommager les spectateurs américains", a ajouté Max Mosley, soulignant que cette "compensation" était la priorité N.1 de la FIA.
"En septembre, nous saurons ce qui a été fait. Si les choses ont beaucoup avancé, le Conseil mondial sera certainement clément. Sinon ce sera une autre histoire", a averti le président de la FIA.
Michelin a d’ores et déjà promis le remboursement aux spectateurs américains de l’édition 2005 et proposé, afin de "promouvoir la Formule 1 aux Etats-Unis, d’acheter 20.000 billets pour le GP des Etats-Unis en 2006 pour les offrir aux spectateurs présents à Indianapolis en 2005."
La FIA veut s’assurer qu’il ne s’agit pas d’un simple effet d’annonce. L'annonce a été faite après une audience devant le Conseil mondial des patrons des sept écuries concernées, dans la matinée au siège de la FIA à Paris. Entendus un par un, Flavio Briatore (Renault), Ron Dennis (McLaren-Mercedes), Franck Williams (Williams-BMW), Nick Fry (BAR-Honda), Peter Sauber (Sauber-Petronas), Christian Horner (Red Bull-Cosworth) et Tsutomu Tomita (Toyota) étaient ressortis sans faire le moindre commentaire.