Nomad’s land, expo en marche sur un air de jazz
·L’association Miracle inaugure ce soir une exposition sur le nomadisme
"Cette année on commence trois semaines avant le festival. L’an passé c’était assez durŠ" explique Samy Abraham, commissaire de l’exposition avec Gallien Dejean, sous la voûte de pierre classée de la poudrière, à deux pas du site qui accueillera le 15 juillet le c¦ur du festival La ruée au Jazz. L’an passé, les artistes touche-à-tout de l’association Miracle occupaient déjà les lieux pour agrémenter le festival de jazz, en illustrant le concept du son dans des images, par nature silencieuses, dans une approche artistique contemporaine.
Cette fois, l’association Miracle s’attaque au concept du nomadisme à travers une exposition qui sera inaugurée ce soir.Un thème qui permet au collectif Nomad’s land de garder un lien étroit avec le festival de musique. "Les conditions du nomade sont proches de celles du jazz man" expliquent les membres du collectif. Du coup, "nomadisme oblige", Nomad’s land prend la route.L’association miracle a donné carte blanche à quatre artistes pour investir quatre bus de Bayonne.Espaces de transition, ces autobus de la Stab vont devenir des galeries d’art itinérantes avec les ¦uvres de Gaëlle Boucand, Thomas Guillemin, Cyril Mayor, Eric Tabuchi. Entre la salle de la poudrière, ces quatre bus et le site principal du festival, l’idée de ce Nomad’s land est que le spectateur devienne un "arpenteur de nouveaux territoires en l’incitant à adopter une position active, celle de la marche".Un thème cher à l’artiste belge Francis Alÿs dont une projection rappelle en boucle, à la poudrière, la place de la marche active comme thème central de son ¦uvre.
Sous une "tente zing", encore plus vaste que celle installée l’an passée, Patrick Bernier interrogera la notion d’hébergement, comme cette ¦uvre numérique intitulée HLMHTML ou ce collectif Action futur qui imagine des points d’ancrage à la vie nomade en imaginant une base de ravitaillement pour camping-car.Du nomadisme comme rejet de l’uniformisation pour une exposition qu’il faudra découvrir par à-coups et dans sa plus large diversité.
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