23 juin 1884 il y a 121 ans :
Le rite est le propre de l'homme : On lit dans le journal plutôt anticlérical "L'avenir" : "Hier, jour de l'octave de Fête-Dieu, le maire d'Arcangues s'est promené derrière la procession, le ventre ceint de son écharpe, et un énorme cierge à la main.
Mais peut-être le pauvre homme croyait-il que c'était là son devoir et que la nature de ses fonctions l'obligeait à cet acte de foi.
C'est le cas d'un assez grand nombre de maires de notre contrée, peu ferrés sur le droit administratif et habitués à ne se considérer que comme la seconde autorité du village, le curé étant la première. Pour se trouver à cette procession à l'heure voulue, le brave homme avait dû exécuter un vrai tour de force : qu'on en juge.
Il était d'abord à la première messe qui finit vers huit heures ; il est rentré chez lui pour s'habiller en grande cérémonie et ceindre sa sous-ventrière, et il est revenu au poste à onze heures ayant fait ses deux petites lieues (une lieue : environ 4 Km. n.d.r.) à pied.
Si après cela il ne va pas tout droit au Paradis lequel est promis, chacun le sait, aux simples d'esprit, je ne sais pas qui y entrera
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