A la veille d’une décision par le gouvernement français afin de désigner quels seront les pôles de compétitivité qui amèneront la concentration et la spécialisation sur un même territoire économique afin de développer les investissements, la recherche et la formation, la Chambre de Commerce organisait hier un colloque afin de connaître l’expérience menée outre-Bidassoa dans ce domaine, appelée "cluster" dans la Communauté autonome basque.
Jon Azua, ancien ministre et ancien eurodéputé est venu expliquer la mise en place de ces différents pôles économiques qui ont marqué la réussite économique des trois provinces basques ces dernières années.
Révolution culturelle
L’idée de mettre en place un pôle de compétitivité est perçue comme une "révolution culturelle" par Jean-Marie Berckmans président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Pays Basque. "On peut dire que les fonctions de Siège social et de Recherche et développement sont installées principalement en Ile-de-France et les usines partout en France, la tête à Paris les bras en province" a-t-il résumé rappelant que dans les années 90, 70% des ingénieurs et techniciens travaillaient en Ile-de-France et 89 % des ouvriers spécialisés en province.
Jean-Marie Berckmans a estimé que "le colbertisme économique" a pu être surmonté grâce à l’ouverture des frontières.
Des clusters qui sont à l’origine du développement du Pays Basque sud, mais également de la Catalogne ou encore de l’Ecosse ou de la Californie.
Jean-Marie Berckmans a également émis un souhait, celui de voir les clusters et pôles de compétitivité "travailler ensemble dans le cadre de cette eurorégion en construction". L’aéronautique est un exemple cité par le président de la CCI, un secteur à forte coopération entre nord et sud.