Depuis 1992, le Conseil général a étudié la mise en place d’un plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés. Trois cabinets d’études ont planché sur le sujet, douze années sont passées et combien d’argent dépensé pour se retrouver au point 0.
Mais aujourd’hui tout a changé, vous avez pris les choses en main et «votre» cabinet d’études vous a apporté la solution :
- mettre en place un gigantesque syndicat couvrant l’ensemble du Pays Basque et trois cantons béarnais. Il aurait été tellement plus simple et plus efficace de faire jouer le principe de proximité.
- proposer quatre scénarii :
. A : valorisation biologique, qui avait la faveur d’Elgar-ensemble mais dont nous avions dénoncé le manque d’ambition,
. B : incinération que nous refusons pour sa dangerosité en terme d’atteinte à la santé des populations et de pollution et que nous considérons non conforme aux directives et orientations nationales et européennes,
. C : mécanico-biologique (avec option incinération, Cbis),
. D : exportation partielle (abandonné d’entrée par Bil ta Garbi)
Vous aviez d’entrée renoncé au scénario D.
Le scénario A manquait tellement d’ambition qu’il en devenait surréaliste. Quant au scénario B tout incinération, il n’était tout simplement pas envisageable pour les raisons évoquées plus haut.
Vous avez donc choisi le scénario C avec tout ce qu’il comporte de risque de dérive vers l’incinération. Dérive rendue possible par l’option Cbis. Y avait-il réellement le choix ? Pour vous, M. le président, l’honneur est sauf, vous aviez choisi le A.
Depuis cinq mois, votre cabinet d’études cherche un site pour installer le centre d’enfouissement (92000 tonnes). Votre silence est assourdissant. Nous sommes inquiets. Vous connaissez aussi bien que nous la loi de 92 et l’arrêté de 98 qui imposent que les déchets soient traités au plus près des lieux de gisements.
La CABAB produit 80000 tonnes. Le Pays Basque intérieur et les trois cantons béarnais réunis produisent 14000 tonnes. Vous savez donc où la loi, le bon sens, le souci d’une saine gestion des deniers publics et le respect de l’environnement vous imposent ce site d’enfouissement.
Les archives de 1992, en mairie de Saint-Pierre-d’Irube, vous indiqueront que le site a déjà été repéré à l’époque, aux portes de Bayonne. Il est toujours disponible. Votre problème est donc résolu.