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Le JPB > Pays Basque 2007-02-17
J.C. Iriart : l´euskara à plein temps
·Le directeur du Conseil des Elus quitte le dispositif Pays Basque 2010-2020 après 13 ans de bons et loyaux services, pour se consacrer à plein temps à l’Office Public de la langue basque

La Convention Spécifique 2001-2006 vient de tirer sa révérence, pour laisser place au Contrat de Projet Pays Basque qui devrait voir le jour en fin d’année. Avec 90% de crédits dépensés, les membres du comité de pilotage ont souligné la réussite de cette entreprise. Néanmoins, certains crédits sont restés inutilisés, comme c’est le cas de la pêche ou de l’agriculture qui pourtant ont grand besoin de ces crédits pour porter leurs projets. A qui la faute ? Jean-Claude Iriart, après 13 ans de bons et loyaux services pour le compte de la prospective Pays Basque, estime inexacte une approche de ce genre. Les explications sont de nature différentes, mais globalement, il estime que le contrat signé en l’an 2000 a été très honorablement rempli, et même au-delà dans certains volets. "En tout cas personne n’a été trompé et les engagements ont été tenus" soutient-il.

L’ancien président du Conseil de Développement (1994-1998), directeur du Conseil des Elus (1998-2007) puis de l’Office de la langue depuis deux ans, souligne l’"engagement collectif", que représente cet exercice unique de partage de responsabilités qui voit naître sans cesse des projets depuis ce territoire.

Si la grande majorité des projets adoptés ont pu être financés, en revanche, des v¦ux prononcés à la quasi-unanimité sont restés lettre morte ces dernières années. Le Pays Basque est toujours en manque d’être "connu et reconnu", un statut pour la langue est toujours en attente. Mais sur ces questions "politiques" Jean-Claude Iriart, ne souhaite pas s’immiscer. "Indifféremment du cadre politique et du débat autour de ce cadre, il y a des procédures qu’il nous faut utiliser pour porter et financer les projets. Des procédures qui seraient les mêmes si le cadre était différent" selon lui.

"Il y a deux façons de s’engager dans la vie publique. La première, de manière politique, en se présentant devant les suffrages. Et la deuxième, d’une façon technique, indépendamment du pilotage politique". C’est ce deuxième choix pour lequel Jean Claude Iriart a opté. "Je suis convaincu que les deux fonctions sont indispensables et que l’une sans l’autre ne pourrait pas fonctionner. Il convient de respecter des règles, la préparation technique correspond au technicien, et la parole et le commentaire ainsi que l’analyse politique reviennent au président" précise-t-il, remarquant l’importance que ces deux choses soient distinctes.

Indépendamment du débat politique local ou au niveau hexagonal autour des prochaines élections, il estime en bon pragmatique que le schéma d’aménagement et la Convention spécifique ont bien fonctionné, et qu’il serait souhaitable pour le Pays Basque que ces projets puissent être renouvelés. Avec deux conditions indispensables, que le territoire propose des projets, et que les financements et les outils qui seront mis en place répondent convenablement à ces projets.

Depuis lundi dernier, Jean-Claude Iriart s’occupe donc à plein temps de l’Office de la langue auprès du président Max Brisson, après un an de transition "de folie". Sa nouvelle tâche ne sera pas plus simple que la précédente à un moment où la rentrée 2007 s’annonce très compliquée. Néanmoins, ce ne sont pas les difficultés qui lui font peur, puisqu’il a en connu plusieurs des crises au sein de Pays Basque 2010 et Pays Basque 2020.

En tout cas, il garde bon espoir de trouver une solution pour un recalibrage des critères d’affectation des postes dans l’enseignement bilingue. Même perspective pour Seaska, avec qui l’Office de la langue travaille depuis plus d’un an afin de trouver un terrain d’entente qui puisse être partagé par l’Education nationale également, en ce qui concerne le développement et la structuration de l’enseignement de la langue.

Le nouveau projet de politique linguistique et la convention signée récemment avec le gouvernement basque sont autant d’autres chantiers novateurs dont le directeur de l’Office mesure l’importance. "La langue basque c’est maintenant que l’on peut la sauver, après il sera trop tard" dit-il, estimant que les deux prochaines années seront cruciales pour arriver à cet objectif.


 
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