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Onetik engage 4,5 M€ d’investissement
·La fromagerie va moderniser son outil de production et se lancer dans la fabrication de feta et mozzarella
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Nouveaux produits, extension du site, modernisation des outils, l’année 2006 sera une année de forte expansion pour la fromagerie Onetik de Macaye. L’entreprise envisage d’investir 4,5 millions d’euros dans plusieurs directions. Elle a récemment acquis un terrain de 1,20 hectare jouxtant ses bâtiments actuels sur lequel sera construit un nouveau bâtiment de 2500 m2 d’ici la fin de l’année, portant à 8200m2 la surface totale de production du site. "Notre objectif est d’augmenter les volumes produits de 50% dans les trois ans, soit 3500 tonnes", a expliqué Onetik.Le nouveau bâtiment accueillera des salles d’affinage et de stockage des fromages. Une salle de fabrication d’environ 1,5 ha destinée aux nouveaux produits verra également le jour sur le site. Enfin l’achat de terrain profitera aussi à la Sica Esnea (entreprise de commercialisation de machines à traire, liée à Onetik) qui y construira son siège. L’extension de la fromagerie est surtout le fait de la volonté d’Onetik de diversifier sa gamme de produits. Elle se lance donc dans la production de fromages feta et mozzarella, ainsi que d’autres produits frais et élargit ainsi la palette de productions déjà existantes à Macaye. La fromagerie produit du lait UHT sous une marque standard et sous plusieurs marques régionales (dont Basquilait). Elle fabrique aussi du fromage de vache et de brebis (dont l’AOC Ossau Iraty) et d’autres produits tels que le Bleu des Basques (pâte persillée), la Raclette pyrénéenne, etc. "Cette diversification devrait permettre à Onetik d’améliorer significativement son ratio de transformation des volumes de lait de vache collecté et d’élargir son portefeuille clients", a déclaré Xavier Maurance, le directeur d’Onetik.
Conditions de travail
Près de la moitié des investissements qui seront engagés cette année auront pour objectif de moderniser l’outil de travail. L'entreprise va entreprendre d'importants achats en machines destinées à réduire la pénibilité du travail des salariés. "En automatisant une partie des tâches pénibles à réaliser, ces nouvelles machines permettront également d’accroître la productivité", expliquent les responsables de l’entreprise. Ils mettent également en avant l’acquisition d’une "plateforme d'osmose inverse" pour le traitement du lactosérum suite à la construction d’une station d’épuration en 2001. "Ce traitement additionnel vise à réduire significativement les flux transportés, tout en réduisant la charge entrante dans la station d’épuration", explique la fromagerie.Onetik compte 90 salariés et a produit 2000 tonnes de fromage en 2005 pour un chiffre d’affaires de 28,5 millions d’euros.
Des vues sur Garroa pour une nouvelle usine
"Des projets il y en a plusieurs sur le feu", a commenté Jean Camblong sans vouloir en dire davantage sur les bruits qui courent du côté de Mendionde. "Le projet est encore un projet et pour qu’il puisse aboutir, il faut que cela reste dans un certain climat confidentiel, sinon ça ne se réalisera pas et nous avons tous besoin que ça se réalise", a toutefois commenté le président de la fromagerie de Macaye. Il y a deux mois environ, il a brossé les grandes lignes de ce qui pourrait être l’implantation d’une unité de fabrication de produits frais, aux membres du conseil municipal de Mendionde. D’après les informations avancées lors de cette réunion, la fromagerie serait en contact avec un industriel privé français qui voudrait produire des desserts lactés frais pour le marché espagnol. La coopérative Berria (propriétaire d’Onetik) fournirait la matière première. Selon les indications données à la municipalité, l’usine consommerait 90 millions de litres de lait, soit près de 80% de la production du Pays Basque, et créerait une centaine d’emplois. Les porteurs du projet seraient intéressés par le site de Garroa appartenant à la commune de Mendionde, une propriété comportant un château et environ 35 hectares de terres agricoles. L’usine nécessiterait entre 5 et 10 ha de terrain. Le château pourrait peut-être intéresser l’industriel. Le conseil municipal s’est dit prêt à entendre ce dernier afin de disposer de plus d’informations. Mais deux réunions de conseil municipal plus tard, aucun nouvel élément n’a été fourni aux élus. Pour autant, une étude de sol serait en cours sur le site sans que la municipalité n’en ait été avertie. Pour beaucoup, la question est de savoir si ce projet peut concurrencer celui de centre d’agriculture biologique à l’étude depuis quelques années pour le site de Garroa. "Il n’y a aucune concurrence. Aujourd’hui il y a des projets en Pays Basque et Dieu sait que nous en avons besoin. Il faut essayer de les mener à bout et faire en sorte qu’ils soient tous valables et compatibles. Nous sommes dans ce schéma", a assuré Jean Camblong. Les porteurs du projet bio que sont notamment l’association BLE et le CFAA (Centre de formation des apprentis agricole) d’Hasparren voudront sans doute en savoir plus.
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